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On enseigne toujours, même quand on ne parle pas!

  • Éliane Bouchard
  • 21 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Enseigner, un immense privilège


Enseigner, c’est un immense privilège. Enseigner, c’est former les adultes de demain. C’est accompagner ceux qui vont nous soigner, nous représenter, prendre soin des autres à leur tour. C’est une responsabilité immense, et c’est un rappel que je me fais souvent. Être directrice, je n’ai plus de classe à moi, mais j’ai l’immense privilège d’accompagner près de 70 personnes qui travaillent quotidiennement auprès de plus de 450 élèves. Vous venez de comprendre la raison qui me pousse à me lever à tous les matins. À tous les jours, j’ai le pouvoir de faire une différence auprès d’un humain, qu’il soit adulte ou élève. Si ce n’est pas un privilège, je me demande bien ce que c’est.


La réalité derrière le rôle


Cela dit, il ne faut surtout pas croire que c’est hop la vie à toutes les secondes. Loin de là. Il y a des journées lourdes, des décisions difficiles, des émotions qui prennent plus de place. Et oui… il arrive que quelques mots d’église se glissent dans mon cerveau. Parfois, je réussis à les retenir. Parfois un peu moins. Oupsi. Promis, je m’excuse quand ça arrive.


Être directrice, c’est être un modèle


Mais avoir le privilège d’accompagner autant de personnes et autant d’élèves vient aussi avec de grandes responsabilités. Pour moi, être directrice, ce n’est pas seulement gérer une école ou prendre des décisions administratives. Être directrice, c’est être un modèle. Tous les jours. Pas seulement pour les élèves, mais aussi pour les adultes qui sont avec eux au quotidien.


Parce que ce sont les adultes de l’école qui donnent le ton. Ce sont eux qui incarnent, jour après jour, ce que signifie respecter, écouter, gérer ses émotions, reconnaître ses erreurs. Et si je souhaite que ces adultes soient eux-mêmes des modèles pour les élèves, je dois d’abord l’être pour eux. Ce que je permets, ce que je tolère, ce que je valorise, ce que je démontre… tout ça se transmet. Souvent sans un mot.


Le modèle imparfait, mais conscient


Être un modèle, ce n’est pas être parfaite. Et heureusement. C’est accepter d’être une éternelle apprenante. C’est prendre des décisions basées sur la recherche et aussi sur l’humain. C’est apprendre à reconnaître ses émotions, à les apprivoiser, à ne pas les laisser prendre toute la place. C’est se questionner régulièrement, parfois même se remettre en question. C’est être à l’écoute des autres, même quand le rythme est intense et que la fatigue se fait sentir.


Être un modèle, c’est aussi accepter que je suis loin d’être parfaite. Que je fais des erreurs. Et surtout, que je les nomme, je les avoue. Parce que ce que nous montrons au quotidien a souvent beaucoup plus d’impact que ce que nous disons. Nos réactions, nos silences, notre façon de parler des autres quand ils ne sont pas là, notre capacité à nous excuser, notre cohérence entre nos paroles et nos gestes… tout ça enseigne. Toujours.


L’effet miroir dans une école


Je crois profondément que les élèves n’apprennent pas seulement à partir des interventions directes qu’on fait auprès d’eux. Ils apprennent en observant les adultes autour d’eux. Ils observent comment les adultes se parlent, comment ils règlent leurs différends, comment ils réagissent sous pression. Et ces adultes-là apprennent aussi, consciemment ou non, de ce qu’ils voient chez les leaders qui les accompagnent.


Dans une école, tout le monde observe. Pas nécessairement pour juger, mais pour prendre ce qui est attendu, ce qui est permis, ce qui est valorisé. Être un modèle, c’est donc créer un effet domino. Un climat. Une culture. Une façon d’être ensemble.


Un privilège… et une grande reponsabilité


C’est pour cette raison que je me rappelle souvent que je ne suis pas seulement une gestionnaire. Je suis un modèle. Un modèle imparfait, certes. Mais un modèle conscient. Et si, par ma posture, je peux aider les adultes à se sentir soutenus, respectés et cohérents, alors ils pourront à leur tour l’être pour les élèves.


Et au fond, c’est peut-être ça, la plus grande responsabilité… et le plus grand privilège.


Je te laisse avec quelques questions

Pas pour répondre rapidement…

Mais pour les laisser t’accompagner



  • Quel genre de modèle suis-je, même quand je ne parle pas?

  • Qu’est-ce que j’enseigne par mes réactions, mes silences et mes choix?

  • À quoi ressemblerait mon milieu si chaque adulte se voyait comme un modèle?

  • Et si être un modèle, c’était d’abord accepter d’être pleinement humain?


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