Trois pièges, mille apprentissages : carnet d’une nouvelle directrice.
- 16 déc. 2025
- 3 min de lecture
Quand je suis arrivée en direction, j’avais un beau sac à dos rempli d’idées, d’énergie… et d’illusions hihi. J’étais certaine d’être prête. Spoiler : j’étais prête… mais pour apprendre. Voici les trois pièges dans lesquels je suis tombée tête première — ceux qui font de moi une directrice un peu plus allumée aujourd’hui.
Une grande leçon d’humilité
Quand tu arrives dans ton école, tu débarques avec ton bagage à toi, ton expérience à
toi. Tu es très consciente que tu as beaucoup à apprendre… mais tu penses quand même en connaître assez. Et si tu es comme moi, tu te mets automatiquement en mode solution. Les gens arrivent avec leur problème et toi… tu te dis : « Ok, c’est moi le sac à solutions de l’école. »
Premier piège : ton équipe les a, les solutions.
Ton rôle, c’est de les accompagner à les trouver, pas de tout porter sur ton dos. Sinon, tu vas les rendre dépendants de toi… et là, bonne chance, parce que des défis, tu vas en avoir à l’infini dans une école. Et si tu t’embarques là-dedans, tu vas t’épuiser ben plus vite que tu penses.
La beauté de la diversité
Mon deuxième piège? Avoir cru que tout le monde pensait comme moi. Tsé, ça serait TELLEMENT facile : tu parles, tout le monde comprend, aucune réaction. ;)
Ouin… jusqu’à ce que tu réalises que non, Mme Éliane… tout le monde est unique hihi!
Dans la vie, on finit souvent par s’entourer de gens qui nous ressemblent, qui pensent comme nous ou qui fonctionnent un peu comme nous. Mais quand tu deviens directrice, tu te retrouves avec une équipe que tu n’as pas choisie… et c’est à toi de composer avec cette diversité.
Si tu vis bien dans la chicane, tu peux décider de ne pas t’adapter. Mais si tu es comme moi, qui aime faire partie de l’équipe, ben tu dois apprendre à naviguer avec des personnalités TRÈS différentes. Et crois-moi, l’apprentissage, tu vas le faire rapidement.
Tu vas lancer une idée toute naïvement et… bang! Une réaction énorme. La première fois, tu perds tes repères : « Voyons donc, ça faisait tellement de sens dans ma tête?! »
Mon conseil : prends le temps d’écouter la personne, de comprendre son point de vue. Après ça, tu seras capable de t’ajuster ou de mieux expliquer le fond de ta décision.
Et je te le dis : si t’es spontanée comme moi… ce piège-là, tu retombes dedans assez souvent hihi!
Ta patience, tu travailleras
Si t’es comme moi — tu aimes l’action, tu aimes que ça avance — tu vas apprendre que ça n’avance pas toujours à ta vitesse, et c’est ben correct comme ça!
L’analogie de la parade me parle tellement : il y a des gens en avant, des gens au milieu, d’autres à l’arrière… et toi, tu es le chef d’orchestre de cette magnifique parade. Si tu es gestionnaire, c’est probablement parce que tu aimes être à l’avant.
Mais tu vas devoir apprendre à avancer à la vitesse de ceux qui composent la parade.
C’est une valse que tu fais avec eux. Et comme je le dis toujours :
Je veux une équipe qui avance. Je respecte votre vitesse… mais je veux que ça avance.
J’apprends avec le temps que quand tu veux avancer trop vite, tu manques souvent des angles morts. Et devine quoi? Tu dois retourner en arrière. Et ça… c’est pas tellement gagnant!
En fin de compte, devenir directrice, c’est pas une question d’être parfaite ou d’avoir toutes les réponses. C’est surtout une affaire d’humain, de présence, d’écoute et d’apprentissage constant. Plus j’avance, plus je comprends que le vrai leadership, c’est pas de tout savoir… c’est d’avancer avec son équipe, un pas (et un piège évité!) à la fois.




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