À 80 ans… qu’aimerais-tu qu’on dise de toi comme directrice?
- Éliane Bouchard
- 22 janv.
- 2 min de lecture
Dernièrement, j’ai lu le livre Je prends ma vie en main : définissez votre mission personnelle de Sthephen R. Covey.
Le titre m’a tout de suite interpellée. Ma vie, je la prends en main — encore plus depuis le cancer — et ma mission de vie, elle est claire pour moi depuis longtemps : faire une réelle différence auprès du plus grand nombre d’élèves possible.
Cela dit, j’étais curieuse de voir si cette lecture pouvait m’amener encore plus loin dans ma réflexion.
Dès les premières pages, l’auteur nous invite à réfléchir à une question puissante : que souhaiterions-nous que les gens disent de nous à 80 ans?
J’ai donc extrapolé cette question à mon rôle de directrice d’école… et je me suis demandé :
À 80 ans, comment aimerais-je que les personnes qui m’ont côtoyée comme directrice me décrivent?
Issshhh… méchante bonne question.
C’est certain que j’aimerais qu’on dise de moi que j’étais une directrice chaleureuse, à l’écoute, humaine, présente et bienveillante.
… et un peu drôle aussi 😉.
Mais j’aimerais également qu’on dise que j’étais capable de prendre des décisions courageuses lorsque la situation l’exigeait.
Mon style de leadership est basé sur le consentement et la collaboration, mais je sais aussi qu’il existe des moments où le consentement n’est pas possible. Des moments où il faut trancher, en sachant que la décision déplaira à une partie de l’équipe. Être capable de le faire, pour moi, c’est essentiel.
J’aimerais qu’on dise de moi que j’étais capable d’avoir les discussions courageuses, au bon moment, même lorsqu’elles étaient inconfortables.
Que j’étais un agent de changement dans mon école, portée par une vision pédagogique claire.
Que j’étais une leader pédagogique, et que, collectivement, nous avons réussi à nous élever.
J’aimerais aussi qu’on dise que j’étais un modèle — pour les élèves comme pour le personnel — et que j’appliquais réellement le walk the talk.
Que je me remettais constamment en question. Que je cherchais à m’améliorer, encore et encore.
Et surtout, surtout…
Qu’on dise que je croyais profondément que tous les élèves de mon école pouvaient réussir, et que tous les membres de mon équipe pouvaient se développer.
Je ne suis pas en train de dire que je réussis tout cela chaque jour. Loin de là.
Je suis une bébé directrice, mais surtout une apprenante à vie!
Mais je peux dire ceci avec certitude : j’y tends, tous les jours.
Et je me dis qu’au fond, notre héritage en éducation ne se mesure pas aux journées parfaites, mais aux décisions que l’on prend avec courage, cohérence et humanité.
Et si, dès aujourd’hui, nos choix — petits et grands — étaient guidés par la directrice… et la personne que nous souhaitons être à 80 ans?
Pas demain.
Pas quand ce sera plus facile.
Aujourd’hui.
Et toi…
Comment aimerais-tu qu’on décrive ton passage en éducation à 80 ans?




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